[FIE-FLE] : Notre pétition ouvre le débat auprès du Ministre
- laurine.dumont
- 2 juil. 2018
- 2 min de lecture

Depuis quelques mois, l’Unécof mène un combat sans relâche concernant la restauration de l’appariment « Français - Français langue étrangère » (FLE) au sein de la réforme de la formation initiale des enseignants, qui devrait voir le jour en 2020-2021.
En effet, la réforme ne prévoit plus la possibilité pour les futurs enseignants de devenir professeur en FLE. Cela est inquiétant, car cette suppression engendrerait des conséquences sociétales assez lourdes. En effet, ces spécialistes en FLE sont indispensables à l'intégration des personnes allophones dans notre société, élèves comme adultes. Cette formation est, par exemple, essentielle pour le parcours d’intégration des personnes d’origine étrangère.
Nous avons donc, avec le Ciré, le Mrax et les différents centres d’intégration régionaux wallons, diffusé une pétition demandant le rétablissement du FLE comme discipline à part entière, qui a récolté plus de 1000 signatures [Voir le post et la pétition ICI].
Notre pétition et nos demandes ont permis d’ouvrir le débat au sein de la Fédération-Wallonie Bruxelles, puisque certains parlementaires ont relayé et appuyé nos propos via des questions au Ministre de l’Enseignement Supérieur.
Ceux-ci ont demandé au Ministre de quelle manière il comptait envisager le FLE au sein de la réforme de la formation initiale des enseignants, comment il allait prendre en compte les remarques, craintes et demandes relayées par notre pétition.
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur a répondu qu’il était convaincu de la demande croissante relative à l’enseignement du FLE. Il désire que la réforme permette de renforcer le FLE, en maintenant une formation de qualité et en augmentant le nombre d’enseignants formés. Il rappelle que la proposition actuelle est l’établissement d’une option de 15 à 30 crédits, accessible à tous les enseignants (ce qui nous parait assez insuffisant). Selon lui, donc, il n’y aurait aucun impact négatif dans la transformation de l’appariement « FLE » en une option « FLE ». Il affirme qu’au contraire, la réforme de la FIE doit être un moyen de renforcer la formation d’enseignants spécialisés en FLE. Il précise, finalement, que le débat n’est pas figé et qu’il est ouvert aux propositions constructives à ce sujet.
Nous avançons donc dans notre combat, et grâce à cette pétition, nous avons pu réellement nous faire entendre et ouvrir le débat. Nous sommes heureux d’apprendre que le Ministre de l’enseignement supérieur reste ouvert sur la question. Nous allons donc désormais travailler pour présenter des propositions concrètes et constructives afin d’améliorer la situation et de faire en sorte que le FLE ne disparaisse pas, et que cette formation soit, au contraire, renforcée.
Comments