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La réforme des études de kinésithérapie et réadaptation : quels changements ?

  • laurine.dumont
  • 27 juin 2018
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 juil. 2018


Cela fait des années qu’une réforme des études de Kinésithérapie et réadaptation est prévue. Il y a quelques mois, le projet est sorti. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les changements seront assez conséquents. Etudiants en kinésithérapie et réadaptation et futurs étudiants kinés, à quoi devez-vous vous attendre?


1- Etudes en 5 ans : Avant, ces études pouvaient être suivies selon deux voies : soit en 4 ans en Haute Ecole (master d’une année), soit en Université en 5 ans (master 2 ans). Désormais, ces études seront toutes amenées à 5 ans : un bachelier de 3 ans et un master de 2 années.


2- Plusieurs établissements en même temps : Il n’y aura donc plus le choix entre suivre des études de kiné en Université, ou les suivre en Haute Ecole : l’étudiant suivra un cursus mêlant à la fois des cours en Universités, et des cours en Haute Ecole.

Comment cela? Et bien, les études de kiné seront organisées conjointement par plusieurs établissements regroupés en « alliances », et chaque établissement dispensera un certain nombre de crédits.

Les différentes alliances seront composées d'au moins une Université et une Haute Ecole, et seront regroupées selon une certaine proximité géographique, en arrondissements:

- arrondissement de Liège et Neufchâteau

- arrondissement de Bruxelles-capitale

- arrondissement administratif de Bruxelles-capitale

- arrondissement de Charleroi

- arrondissement de Nivelles

- arrondissement de Charleroi et Tournai


L’étudiant ne devra donc plus choisir un établissement mais un groupe d’établissements dans lequel il suivra les cours.

Concrètement, il est prévu qu’au minimum 40 % du cursus soit donné en Université, et au minimum 40% en Haute Ecole, les 20% restants étant répartis à l’appréciation des alliances.


3- L’université, établissement de référence : Au sein de ces alliances, il y aura tout de même un établissement référent, qui se chargera de la centralisation et de la gestion administrative et académique du programme et des étudiants. Il est prévu que cet établissement référent, au sein de chaque alliance, soit l’Université.


4- Le minerval : Evidemment, si l’établissement référent est l’université, les droits d’inscription seront… universitaires ! Dès lors, tous les étudiants paieront la même somme, à savoir 835€.


5- Les numéros INAMIS? Encore très flou : En s'inscrivant, les étudiants seront informés des risques qui peuvent exister dans le futur liés à une possible insuffisance de numéros INAMIS. Aucune limitation à l’entrée n’est néanmoins prévue, et l’allongement des études pourrait régler la question. A voir si c’est le cas en pratique !


6- Les mesures transitoires et l’entrée en vigueur : Ce nouveau système devrait prendre place dès l’année académique 2019-2020, avec des mesures transitoires prévues pour les étudiants en cours de cursus.


 

Notre positionnement ?


1 - Tout d’abord, l’Unécof s’inquiète des conséquences que l'organisation des études entre plusieurs établissements peut avoir sur la vie de l’étudiant. En effet, cette méthode nous paraît problématique dans le sens où l’étudiant sera contraint de se déplacer, parfois de manière conséquente, pour suivre ses cours. Par exemple, dans l’alliance de l’arrondissement Liège-Neufchâteau, les étudiants de la HERS se voient contraints de se rendre à l’Université de Liège et vice-versa. Plus de 100 km séparent ces deux endroits, et les étudiants devront donc passer plus d’1h30 dans les trains, ou en voiture. Ces déplacements coûtent cher et font perdre aux étudiants beaucoup de temps. Dès lors, nous désirons que ce soit les professeurs qui se déplacent d’un établissement à l’autre, et non les étudiants. Dans les alliances où cela n’est pas possible, et où les établissements sont relativement proches, nous voulons qu’à tout le moins, les horaires soient organisés de sorte que les étudiants ne doivent se déplacer inutilement.


2- Nous ne voulons pas que les étudiants en cours de cursus se trouvent impactés par le possible manque de numéros INAMIS dans leurs études. En effet, il n’est pas tolérable que les étudiants passent leurs 5 années d’études dans l’incertitude d’avoir ou non leur numéro INAMI !


3 - Nous déplorons également l’impact négatif qu’aura cette réforme sur le portefeuille de l’étudiant, payant un minerval plus cher, et ce une année de plus.



Il reste donc à voir comment cette réforme sera mise en place en pratique. Il est également possible que des changements aient encore lieu, au sein même de la réforme. Affaire à suivre!

 
 
 

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